Posted on septembre 5, 2010 | Category: Errance photographique
Il existe de part le monde des lieux où la spiritualité vous dévore. Ce sont toujours des lieux étonnants que de tout temps l’homme a utilisés pour révérer ce en quoi il croyait. De tous ces lieux, celui où cette puissance vous dévore le plus c’est Jérusalem, où les murs semblent dégouliner de religiosité et de spiritualité, jusqu’à l’écœurement, jusqu’à la folie (Syndrome de Jérusalem). Je pense aussi à Sainte Sophie d’Istanbul ou au salar d’Uyuni, enfin tout endroit où l’on se plonge dans un univers qui nous dépasse.
Le mosquée Omeyyade de Damas fait partie de ces lieux. D’abord temple de Jupiter, dont les colonnes supportent encore la construction, il devient sous l’influence de la dynastie des Omeyyades une des plus sublimes mosquées qu’il m’ait été donné de voir.
Nous sommes un vendredi, la grande cours resplendit sous un agréable soleil d’automne, des hommes, des femmes, marchent, se posent, parlent, discutent, s’oublient. Nous sommes les 2 seuls occidentaux nos peaux claires attirent, nous devenons centre de curiosité, pourtant, à la différence du reste de la ville, on nous laisse avec nos réflexions. Par moment les muezzins entament des chants qui vous figent sur place par leur beauté. Pendant près de deux heures je me perdrai dans une étonnante méditation, contemplatif, d’un monde si proche et si lointain de moi, celui des religions et des religieux.
publié sur histoire de voyageur le 12 juin 2008
» Filed Under Errance photographique