Errances

Dans le vif du sujet

Posted on août 10, 2010 | Category: DEAFLE

Après mes aventures postières pour récupérer les cours (De retour à la maison des fous), je me suis mis à bosser le 1er août. Et comme je suis un peu masochiste, j’ai commencé par le cours au doux nom de Éléments de didactique et méthodologique générale du FLE (Français Langue étrangère). Soyons honnête c’est un des deux cours les plus long (120 heures), le plus difficile et en prime ses connaissances sont reprises dans d’autres cours. Bref je n’avais pas vraiment le choix, mais ça s’annonce épique !

La première partie de l’introduction, avec son long passage sur le marché des langes vivantes, m’a laissé dubitatif comprenant assez mal ce que cette notion économique venait faire dans un cours aussi théorique que celui-ci. Au delà de ce passage celle-ci est orienté vers les définitions (didactique, méthodologie, méthode) et la présentation rapide des principaux textes sur lesquels reposent ou ont reposé l’enseignement des langues au cours du vingtième siècle. Les exercices de cette introduction restent relativement simples et sont surtout des exercices d’extraction de données ne nécessitant que relativement peu de compréhension des notions mise en jeux.

La seconde partie est elle beaucoup moins digeste. Elle présente les différentes méthodes d’enseignement des langues, la méthode traditionnelle qui cours de l’antiquité à la fin du 19ème, la méthode directe de la fin du 19ème au année 60, la méthode Socio-globale Audiovisuelle dans les années 60 et 70 et enfin la méthode communicative qui cours jusqu’au début du 21ème siècle. En quelques pages on voit débarquer et s’accumuler les théories et les grands noms qui ont été a l’origine ou qui ont porté ses méthodes d’enseignement du FLE. Pour un esprit habitué, comme le mien, à la rigueur pour ne pas dire la rigidité des sciences exactes la logique, dirons-nous floue, de ces grandes théories ont du mal à entrer dans ma caboche. Globalement je trouve cela bien intéressant mais pénible. Intéressant parce que j’apprends énormément de choses, pénible car j’ai du mal intégrer, voir comprendre, surtout comprendre cette masse d’informations. De plus et bien évidement le cours reste sur la superficie des choses et de manière peu raisonnable (je n’ai pas la possibilité d’y consacrer plus de 3h par jours aussi bien pour le temps que l’effort de concentration que cela réclame) j’ai envie de me lancer de la lecture d’un certain nombres d’ouvrages proposés dans les bibliographies, voir même lire Saussure, c’est pour dire !

L’autre difficulté est que je n’ai rien étudié de manière formelle depuis bien des années et que la routine de l’apprentissage est quelque peu rouillée. Difficulté de concentration, parfois difficulté à comprendre les énoncés, voir à comprendre où veulent en venir les auteurs dans certains exercices proposés. j’étais prévenu que la didactique était la matière la plus aride et complexe du DAEFLE, mais je dois avouer ne pas avoir imaginé rencontrer autant de difficulté dés les premières séquences.

En dehors de ces difficultés inhérentes à la découverte d’un monde scientifique nouveau, je rencontre aussi des problèmes d’ordre organisationnelle. Sachant que la fin novembre et tout le mois de décembre vont être plutôt compliqués, avec la naissance du bébé et la venue de mes parents, de ma sœur, de son mari et de leurs filles, j’ai décidé de bosser tous les jours 3 heures. L’organisation choisie est de 10h à 13h en semaine et de 7h à 10h le we. Ce choix porte sur les moments où j’ai le plus de chance de pouvoir travailler sans être dérangé, le week-end Julien aime bien passé un long moment avec sa maman qui en profite pour dormir et le matin en semaine après 10h Julien est à l’école. Je garde l’après-midi pour donner mes cours de français aussi bien à l’école hôtellerie que les cours particuliers.

Sur un plan pratique, j’ai préparé un cahier par matière dans lequel j’ai repris le sommaire général de la matière et que j’ai mis en relation avec les dates auxquelles je pense faire les micro-tâches (nom étrange pour parler des contrôles à renvoyer au CNED). Pour chaque séquence, je reprends le sommaire de la séquence, je fais une bibliographie des ouvrages cités dans la séquence et je me garde une partie pour réaliser un résumé rapide de celle-ci. Je me force à écrire ou plutôt réécrire les cours pour les mémoriser plus facilement et pour vérifier si j’arrive a ré-exprimer sans paraphraser ce que je viens de lire. Pour aller au bout de mon organisation j’écris en noir tout ce qui est cours, en bleu les exercices, en rouge les corrections de ceux-ci et les informations supplémentaires apportées par les corrigés et pour finir en vert pour les bibliographie. D’ailleurs se remettre à écrire à la main n’est pas simple, mais pour éviter des moyens de déconcentration supplémentaire je ne veux pas bosser directement sur l’ordinateur. Par ailleurs j’ai réalisé un agenda complet (sous lightning – thunderbird) de la formation qui au final ne me laisse que peu de temps de répit, finissant les derniers cours et micro-tâches à peine 15 jours avant les examens finaux, ça va être chaud.

J’ai donc terminé cette première semaine avec une séquence et demi de retard en Dialectique et la certitude que j’ai besoin d’au moins 4h par séquence pour cette matière, voir bien plus. Par contre mes premiers pas en phonétique sont beaucoup moins rugueux et les deux séquences que j’ai faites pour le moment  ont été assez facile et relativement rapide. Il va me falloir apprendre l’alphabet phonétique international, mémoriser les concepts de base, mais au final ce n’est pas trop compliqué du moins pour les phonèmes français. Ces deux séquences introductives de phonétique ont déjà répondu à certaines questions que je me posais sur ma manière de faire comprendre à mes élèves comment prononcer certains sons français.

J’ai eu samedi un moment d’angoisse, un gros moment d’angoisse même, quand je me suis rendu compte que je n’arrivais pas à avancer sur la 6ème séquence de dialectique, mais le fait d’être passer sur la phonétique dimanche m’a permis de me remettre en route. il va me falloir trouver du temps cette semaine pour que le retard ne s’accumule pas. Par contre ne bossant pas à plein temps je suis admiratif de ceux qui cumule plein temps et préparation du DAEFLE.

Voilà, c’est donc parti et j’espère réussir à continuer efficacement à avancer dans cette jungle de sciences, didactiques, méthodologies et méthodes que je découvre avec cette formation.

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5 Responses to “Dans le vif du sujet”

  1. Le Vagabond dit :

    Bon courage, camarade !
    Moi aussi, pour les cours d’espagnol avant le voyage, j’avais repris les bons vieux cahiers et autres stylos plumes. Et ça en bleu, et ça en rouge, etc.
    Faut se dire que ça nous rajeunit :)

  2. CADEAU Amélie dit :

    Salut à toi,
    Inscrite aussi au DAEFLE depuis juillet, j’ai pris du retard en Août et me voilà maintenant à bosser plus de 5h par jour pour avancer un max, je suis également à la Séquence 6 de la didactique ! Je ne comprends pas grand chose ou du moins il me faut beaucoup de relecture pour comprendre ! Ton petit message rassure quelque peu puisque nos inquiétudes sont les mêmes, cela doit être normal ?! Je te souhaite bon courage et petit clin d’oeil à Platon : Aujourd’hui nous sommes dans l’obscurité, demain nous découvrirons la lumière !

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