Posted on novembre 24, 2009 | Category: 1 - photographie, Conte, Image du jour
Le Druide
— Tout beau, bel enfant du Druide; réponds-moi; que veux-tu que je chante ?
L’enfant
— Chante-moi la série du nombre onze, jusqu’à ce que je l’apprenne aujourd’hui.
Le Druide
— Onze Prêtres armés, venant de Vannes, avec leurs épées brisées;
Et leurs robes ensanglantées; et des béquilles de coudrier; de trois cent plus qu’eux onze.
— Dix vaisseaux ennemis qu’on a vus venant de Nantes : malheur à vous ! malheur à vous ! hommes de Vannes !
— Neuf petites mains blanches sur la table de l’aire, près de la tour de Lezarmeur, et neuf mères qui gémissent beaucoup. Neuf Korrigans qui dansent avec des fleurs dans les cheveux et des robes de laine blanche, autour de la fontaine, à la clarté de la pleine lune. La laie et ses neuf marcassins, à la porte de leur bauge, grognant et fouissant, fouissant et grognant; petit ! petit ! petit ! accourez au pommier ! le vieux sanglier va vous faire la leçon.
— Huit vents qui soufflent; huit feux avec le Grand Feu, allumés au mois de mai sur la montagne de la guerre.Huit génisses blanches comme l’écume, qui paissent l’herbe de l’île profonde; les huit génisses blanches de la Dame.
— Sept soleils et sept lunes, sept planètes, y compris la Poule. Sept éléments avec la farine de l’air (les atomes).
— Six petits enfants de cire, vivifiés par l’énergie de la lune; si tu l’ignore, je le sais. Six plantes médicinales dans le petit chaudron; le petit nain mêle le breuvage, son doigt dans sa bouche.
— Cinq zones terrestres : cinq âges dans la durée du temps; cinq rochers sur notre sœur.
— Quatre pierres à aiguiser, pierres à aiguiser de Merlin, qui aiguisent les épées des braves.
— Il ya trois parties dans le monde : trois commencements et trois fins, pour l’homme comme pour le chêne. Trois royaumes de Merlin, pleins de fruits d’or, de fleurs brillantes, de petits enfants qui rient.
— Deux bœufs attelés à une coque; ils tirent, ils vont expirer; voyez la merveille !
— Pas de série pour le nombre un : la Nécessité unique, le Trépas, père de la Douleur.
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novembre 24th, 2009 at 16:41
les deux mioches hilares…ça me rappelle un couple de hollandais côtoyé dans un improbable camping qui avait adopté deux garçonnets (un colombien, un brésilien)…rayon de soleil de chaque matin..nous avions organisé une pêche aux huîtres, aux couteaux et aux palourdes…ils avaient pêché et goûté ces fruits de mer sans aucune hésitation…leurs parents moins…
sacré tonton dul, non seulement elles sont chouettes tes photos, mais encore elles percent ma carapace…
merci !
novembre 24th, 2009 at 18:06
Ils sont cousins ces 2 mômes. Il me semble bien qu’ils étaient brésiliens, mais comme ils sont de Tabatinga ça n’a guère de sens.
Tabatinga et Leticia forme une et une seule ville et en face sur une île sur le fleuve il y a Santa Rosa.
Tabatinga est au brésil, Leticia est en Colombie et santa Rosa au Pérou. J’ai fait du trafic de clope et de parfum, là et un peu involontairement, j’étais pas trop fier.
novembre 24th, 2009 at 19:56
perso, mes cousins, ils m’ont oublié…est-ce triste ? je ne sais…enfin un peu vu que ce sont de sales cons qui végètent dans leurs certitudes pas si bien fondées…j’aime qu’on me dise n’avoir pas été fier de ceci ou de cela comme tu le fais…ça me ramène à mes propres turpitudes sans jugement…la seule chose dont je suis sûr, c’est que….
novembre 25th, 2009 at 8:41
C’est moi qui essaye d’oublier mes cousins, faut dire j’en ai pléthore. J’suis bien en Argentine pour cela:).
Fier de quoi je ne sais heureux d’avoir fait ce tour du monde. Heureux d’avoir découvert qu’il est bien meilleur marché d’être nomade que de rester planté dans l’absurdité française.
La seule chose qui me rende vraiment heureux c’est vagabonder.